RECHERCHER ARTICLES


Vous avez besoin d'une réserve d'argent jusqu'à 4500 euros !


Articles > Gérer son argent et son patrimoine

Le projet de déduction des intérêts des emprunts immobiliers


Vers une déduction de 20 % des revenus imposables pendant 10 ans ?

 

Cette mesure-phare de la campagne de Nicolas Sarkozy pourrait concerner 6,5 millions de

ménages.



Conformément à ce qu’il avait annoncé durant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy

compte mettre en place un dispositif fiscal portant sur la déduction des intérêts des emprunts immobiliers, favorisant ainsi l’achat des résidences principales.

 

Si le flou le plus total règne encore autour de ce projet de déduction des intérêts de l'emprunt immobilier, les objectifs que Sarkozy souhaite atteindre en la mettant en oeuvre sont pour autant limpides :

  • Favoriser l'accession à la propriété
  • Relance de l'économie
  • Recul du chômage via la création d'emplois dans le bâtiment.

1. Les annonces

Contrairement à ce qui a été annoncé dans un premier temps par le ministre du Budget Eric Woerth, la déduction des intérêts des emprunts immobiliers sera applicable à tous les ptêts concernant l’achat d’une résidence principale, y compris ceux ayant été contractés avant le second tour des présidentielles.

 

C’est Nicolas Sarkozy lui-même qui est revenu sur ce point lors d’un meeting électoral au Havre le 29 mai 2007 : « Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée et cette déduction s'appliquera à tous les emprunts en cours ».

2. A qui bénéficiera cet avantage ?

A  priori, à tous. Si l’on en croit la déclaration du chef de l’Etat, la déduction des intérêts de l’emprunt immobilier porterait sur tous les emprunts relatifs à l’achat d’une résidence principale, qu’ils aient été contractés avant le vote de la loi, ou après.

 

Néanmoins, une autre rumeur laisse entendre que cette défiscalisation des intérêts serait réservée aux primo-accédants, soit environ 600 000 ménages chaque année.

3. Déduction ou réduction d’impôt ?

Là encore, le flou demeure, et demeurera jusqu’à ce que le Parlement se prononce sur cette mesure.

Durant la campagne, Sarkozy parlait de « déduire [l’avantage fiscal] de son impôt sur le

revenu », alors que le 29 mai il a évoqué une « déduction du revenu imposable », ce qui n’est sensiblement pas la même chose.

En effet, la déduction de l’impôt à payer serait plus favorable aux revenus modestes, tandis

que la déduction du revenu imposable va avantager les gros contribuables.

Quant aux foyers non imposables, on ne sait pas dire s’ils recevront un chèque du Trésor

Public.

4. Plafond et limite de durée

Pour l'instant, ce ne sont encore que des chiffres lâchés çà et là, il est donc impossible

d'être catégorique sur les plafonds et les durées d'action, même si on sait qu'ils existent.
Le chiffre de 20 % des revenus imposables a été évoqué concernant le plafond de déduction des intérêts de l'emprunt immobilier, et la mesure serait valable pour 5, 7 ou 10 ans.

Concernant le plafonnement, la FNAIM (Fédération Nationale de l'immobilier) préconise qu'il soit tenu compte de la disparité des prix de l'immobilier selon les régions.

5. Quels effets sur le marché de l’immobilier ?

Les professionnels de l’immobilier tablent sur une augmentation de la demande, cette déduction des intérêts des emprunts immobiliers incitant les indécis à franchir de pas de l'accession à la propriété, ce qui tombe à point pour le secteur puisque le crédit immobilier affichait un recul de 4% pour le premier trimestre 2007.

 

En contrepartie, le prix de l'immobilier, qui tendait vers une stabilisation, risque de

repartir à la hausse avec l'augmentation de la demande.

 

Cependant,  il est peu probable que l'on assiste dans la foulée à une hausse des taux

d'intérêt, puisque c'est l'argument majeur de concurrence entre les banques pour attirer de

nouveaux clients.

6. Quel impact pour les finances de l’état ?

Le manque à gagner pour l'Etat relatif à ce projet de défiscalisation des intérêts d'emprunt immobilier a d'ores et déjà été l'objet d'estimation, et la fourchette est large.

 

On parle de 3 à 4 milliards d'Euros par an dans les rangs de l'UMP, de 2 à 5 milliards pour le PS et environ 4,5 milliards selon certains économistes.

 

 

Important : Les informations présentes sur ce site Web n'ont qu'un caractère indicatif et ni leur contenu ni leur exactitude ne peuvent être garantis. Ces informations n'engagent pas contractuellement Pôle-Finances.

Aucun commentaire pour le moment.




Commentaire provisoirement fermé.

©2008 Pole-finances.com

Liens - Flux rss des articles